mardi 22 mai 2018

HISTOIRE DE LA PETITE CANE DU PARC DES ULIS ET DE L'INCROYABLE MOBILISATION QUE SON SORT DRAMATIQUE A SUSCITEE.



La petite cane blanche qui a ému tant de monde en ce mois de mai 2018, en raison de la mésaventure dramatique  qu'elle a vécu (tête enserrée dans un anneau de plastique) était avec son frère et compagnon de la même couleur déjà une vedette dans le parc dès sa naissance. Le duo était aussi un peu la mascotte du groupe Facebook "J'AIME LE PARC NORD DES ULIS." Nés dans une couvée ordinaire de canards colverts, ils ont été  en effet une surprise à leur naissance. De plus leur couleur différente nous a permis de suivre leur évolution au fil du temps.
Mais remontons -le un peu,  ce fil du temps...

*JUILLET 2016 : LA COUVEE INATTENDUE!

Nous découvrons  une couvée de 7 canetons colverts dont 2 sont jaunes! Inédit au parc!


Entre frères (et sœurs) ...
De quelle aberration génétique ou de quel croisement est-ce le fruit?

Début AOUT....
Nous retrouvons la curieuse couvée...


Les minuscules canetons jaunes sont devenus des canards blancs! Leurs frères classiques prennent peu à peu leur aspect de jeunes colvert. Ils ne se quittent pas. La mère (à droite) veille toujours sur eux.
Renseignements pris , ces canards blancs pourraient l'être en raison d'une anomalie génétique, le leucisme, qui empêche la pigmentation du plumage. En revanche ils ne sont pas albinos, car ils auraient les yeux rouges. Mais rien n'est sûr.

                                                                HIVER 2017:

 Nos deux compères sont toujours là. Leur différence permet de constater que les colverts nés au parc semblent  rester fidèles à leur lieu de naissance.

 FEVRIER 2017:
LES INSEPARABLES


En février, les deux canards blancs restent toujours ensemble  alors que leurs frères "classiques" ne les accompagnent plus. Nous prenons conscience alors qu'il s'agit d'une femelle (à gauche) et d'un mâle (à droite, reconnaissable aux plumes en virgule au dessus de la queue).Ils seraient donc frère et sœur. Et en même temps, ils ont le comportement typique du couple fidèle dont les membres ne se quittent pas. Nous les appelons LES INSEPARABLES; ils deviendront un peu la mascotte du groupe Facebook  J'AIME LE PARC NORD.. Ils poursuivent ensuite leur petite vie tranquille à deux, jusqu'au moment où...

    MAI 2018: LE DRAME (à suivre).

                                                                  Photo: JMS
*Mardi 15 MAI, 19h:
L'affreuse découverte.
Un Ulissien, Tetef Oman, nous alerte en envoyant sur la page Facebook du groupe J'AIME LE PARC NORD DES ULIS, une photo de près de la tête de la cane entravée par un anneau de plastique, avec comme commentaire "Laissez vos déchets au parc". Je mets quelques secondes à réaliser l'horreur de la situation! Déjà, des membres du groupe s'émeuvent, proposent d'aller essayer d'attraper la petite cane pour la libérer... Mais comment?

*Mercredi 16 MAI:
Recherche de solutions.
Je décide de lancer une alerte sur les sites ulissiens et des communes proches: il nous faudrait au minimum une épuisette pour l'attraper, quelqu'un connaît-il un organisme spécialisé susceptible d'intervenir avec des moyens adaptés? On prévient la mairie , ses services techniques, l'association Ulis pêche qui gère les étangs... Un mouvement de compassion naît et va se développer, chacun y allant de ses suggestions sur la méthode à employer ou l'organisme à joindre. Il est certain que l'affaire ne laisse pas indifférent! Surtout, des bénévoles commencent à se mobiliser pour tenter de sauver le malheureux volatile, car les contacts avec les associations sont décevantes: ils soignent si on leur apporte l'oiseau, mais ils ne se déplacent pas.On nous conseille de l'attraper au filet. Nous comprenons vite qu'il va falloir agir nous-mêmes! Entre temps, Fabienne Rocchisani, une internaute de Magny les Hameaux, amie des bêtes, et en particulier des chats, dispose d'un filet spécial pour attraper les canards ou volailles et nous propose de nous le prêter.Un Ulissien, Yves Ambroise, propose de venir le chercher le lendemain entre ses heures de travail.


 *Jeudi 17 MAI:
Premières tentatives sur le terrain.
. matin: 

Emotion ce matin en arrivant au parc: la petite cane était introuvable. Le mâle, qui ne la quitte pas en principe, nageait seul sur l'étang. Nous avons imaginé le pire, cherché un peu partout, jusqu'au moment où j'ai vu le mâle entrer sur l'îlot face au petit ponton. Une minute après, il en est ressorti avec sa femelle: ouf! Robert Monestier, photographe animalier de Gif, était là, bien décidé à venir en aide à la cane. Après qu'il eut relancé les services techniques de la mairie, déjà prévenus par mail par mes soins deux jours avant, nous avons testé la possibilité d'attirer le volatile le plus près possible pour pouvoir le saisir. Un peu plus tard deux agents du CTM des Ulis, sont finalement passés pour examiner la situation. Nous en avons conclu que sans épuisette, nous n'y arriverions pas; elle devait arriver vers 13h.

Deux agents du service technique sont passés pour examiner la situation; à droite, assis, Robert Molinier, de Gif.

D'après les agents municipaux, l'encerclement de la tête de la cane était dû à une action malveillante volontaire, une sorte de jeu cruel. Ils ne croient pas qu'elle se soit ligotée comme cela toute seule! L'hypothèse nous a paru un peu surprenante, car il fallait d'abord l'attraper! Il faudrait croire que les éventuels  tristes personnages qui auraient fait cela étaient bien plus habiles que nous!
                                                              . après midi:

    ECHEC  DE LA PREMIERE TENTATIVE DE SAUVETAGE DE LA PETITE CANE.

C'est que cette petite cane, il faut l'attraper!
Une deuxième équipe a pris le relais cet après midi là  pour renouveler l'opération. Sont présents Thierry Perrot, Louis Ernest Pancrate, Anita Laurent et son mari, et deux autres bénévoles.

Tout a été essayé: l'attirer patiemment par des grains de maïs ou autres, l'épuisette dans la main en attendant l'instant propice, une fois, deux fois, trois fois... C'est raté! On reprendra à zéro demain: la petite cane aura retrouvé de l'appétit, et puis on se dit qu'il est inutile de venir nombreux pour la circonstance: deux personnes , à la rigueur trois seulement, avec une stratégie coordonnée seraient sûrement plus efficaces! Quand les canards voient tout ce monde envahir leur petit coin de repos, c'est normal qu'ils soient effrayés.


Thierry Perrot, épuisette à la main, tente une approche.

Il faut nuancer un peu les choses: nous avons bien observé la petite bête, elle arrive tout de même à manger (sinon elle serait déjà morte),et à vivre presque normalement: nous avons assisté à un petit bain très dynamique. Evidemment, il n'est pas possible qu'elle reste avec cette sangle qui s'incruste pe dans sa chair. Mais comme dit un intervenant, il n'y a pas pour l'instant urgence VITALE. Ca nous laisse un peu de temps.
Je pense qu'il faut reprendre les choses calmement demain en petit comité.


                          L'ASPECT POSITIF : UNE MOBILISATION SYMPATHIQUE.

Les gens du groupe J'AIME LE PARC NORD qui ne se connaissaient parfois que de nom se découvrent à cette occasion, font connaissance. D'autres au fil de la journée viennent, discutent, prêts à aider...
.
Présents sur la photo Louis Ernest Pancrate (assis), Anita Laurent (à droite),Thierry Perrot (au fond avec un filet) , des piliers du groupe Facebook, et deux autres personnes prénommées Nora et Thierry je crois.

VENDREDI 18 MAI:
2e TENTATIVE.

Dès 9 h du matin, une équipe de choc , hyper motivée,est aux manettes: Robert Monestier,le photographe animalier de Gif , et l'ulissien Thierry Perrot , sont venus avec tout le matériel nécessaire (nourriture, filet de pêche) pour une nouvelle tentative, basée sur une technique de camouflage. D'autres personnes se tenaient à l'écart, les laissant opérer. Il avaient en effet mis sur pied la stratégie suivante: le filet était posé au sol et recouvert d'herbes, l'idée était d'attirer la petite cane sur le filet par des envois de nourriture, puis au moment propice de retourner le filet en l'emprisonnant. Quelle patience il a fallu, cela a duré des heures! Parfois la petite cane préférait aller voyager à l'autre bout de l'étang, avec son compagnon tout aussi blanc qu'elle, Mais elle reviendrait, car on était dans un de ses coins préférés. Une demi-heure après ,en effet, le couple était de retour, mais il fallait attendre que cette demoiselle, debout sur son rocher, ait terminé de se pomponner. On voit sur les images ci dessous, pourtant, que les canards ont été parfois très près du filet! A un autre moment, comme une autre personne avait un filet, nous avons fait une tentative sur la plage où le couple était allé faire un tour: l'idée était plutôt de les attirer et, une fois proches là encore, d'abattre le filet sur la petite proie. Ils furent un moment tout près, mais à peine le filet bougeait-il d 'un pouce,que le couple prenait du recul.


Aux manettes, Robert Monestier(qui prend une photo) et Thierry Perrot (avec Thierry, un ami à lui). Elle n'est pourtant pas loin!

Le filet camouflé.

Une attente interminable.

Le petit couple inaccessible.

L'après midi , la petite cane se retirera dans un îlot, inaccessible. Nous avons levé le pied.
A la suite de ce nouvel échec, nous ne renonçons pas, nous cherchons des solutions. N'y -a-t-il pas des organismes qui pourraient prêter un meilleur matériel, ou proposer d'autres techniques? Certains récupèrent bien dans la nature des oiseaux ou des animaux blessés pour les soigner. Comment font-ils? La recherche sur internet continue aussi.

SAMEDI 19 MAI:
3eTENTATIVE:
     INTERVENTION CE JOUR VERS MIDI D'UN POMPIER DU SERVICE ANIMALIER DE BRUNOY...
Ce matin, dès 9 h ,certains n'étant pas disponibles, une nouvelle équipe d'intervenants  a tenté différentes méthodes pour capturer la cane: pose d'un lacet dissimulé sur lequel on envoyait de la nourriture (idée de M. Pancrate), approche progressive avec l'épuisette du couple de canards blancs sommeillant pour les mettre en confiance (tentative de votre serviteur).Véronique Rémond est venue apporter du matériel et des appâts. Mais la matinée s'est encore soldée par un échec. Vers midi, un pompier du service animalier de Brunoy est arrivé, appelé par Robert Monestier qui nous a alors rejoints le temps de son intervention. Le jeune pompier a suggéré un encerclement du petit couple par les

Le pompier s'approchant par derrière avec le filet tandis que nous essayons d'attirer l'attention du petit couple.

personnes présentes, tandis que lui même arrivait par derrière avec le filet: frrrououttt! Les deux canards, comme on pouvait s'y attendre, se sont prestement envolés à la verticale et ont gagné l'étang. Puis il a suggéré encore un système de piège constitué par un morceau de bois rattaché à une ficelle soutenant le filet qui devrait s'abattre au moment idoine. Les canards s'étant réfugiés dans l'îlot voisin, nous n'avons pas pu l'expérimenter. Mais c'est une piste que nous décidons de garder en tête, et aussi celle-ci: prévoir plusieurs personnes pourvues chacune d'un filet: on encerclerait les petites bêtes sous les pins, où elles vont souvent, et il y aurait bien un filet gagnant.. Bref, le représentant des pompiers ,après ces quelques conseils, est reparti, après avoir constaté comme nous la difficulté de la tâche. Nous devons les tenir au courant si les prochaines tentatives échouent. On mobilisera peut-être alors des hommes grenouilles..!  M. Pancrate a assuré l'après midi une permanence avec le piège proposé par le pompier, sans résultat.

Les passants participent: ici une famille accepte de donner à nos deux canards la nourriture qu'elle avait apporté pour les volatiles du parc, car nous étions à court de provisions.
Véronique Rémond (à gauche du banc), et Louis Ernest Pancrate (assis)surveillent l'opération.

Le soir, Louis Ernest Pancrate nous envoie une photo alarmante: le lacet fait saigner visiblement la cane:

Photo: Louis Ernest PANCRATE.

 DIMANCHE 20 MAI:
CA CONTINUE!
4e TENTATIVE.

   INTERVENTION LE MATIN DE DEUX BENEVOLES DE L'ASSOCIATION NATURE-ESSONNE.

                                              Bilan de la matinée: on a attrapé un rat!

Deux personnes de l'association Nature Essonne sont venues avec un carrelet, filet placé dans l'eau, tandis qu'on attirait la petite cane avec de la nourriture; une fois de plus , ça a FAILLI réussir! (cf photo).
Par ailleurs on a posé plusieurs pièges rudimentaires (filet soutenu par un morceau de bois rattaché à une ficelle). Le problème est que LE COUPLE DE CANARDS NE VIENT PLUS SUR LA BERGE contrairement aux pigeons, poules d'eau et aux rats.
Et triste bilan de la matinée: UN RAT S'EST PRIS DANS NOS FILETS! Nous réfléchissons à la fabrication d'un piège plus efficace.


Les pièges rudimentaires mis en place.

Les pigeons, les poules d'eau et les rats, viennent volontiers sous nos filets, eux!

Déploiement du carrelet par les membres d'Essonne Nature et des bénévoles.


Le peintre Didier Watrin, venu en ami, relève le filet où s'est pris un rat.


Le voici.


Le carrelet est d'abord installé sur le ponton, mais , trop visible, il fait peur aux volatiles.


Il est réinstallé plus loin, et là, la petite cane est longuement tentée de s'y aventurer.


Certains bénévoles, impatients, font le tour de l'étang pour approcher le couple qui s'est réfugié sur l'autre rive. Ils tentent une approche progressive... en vain. La petite cane s'envolera au dernier moment.


La permanence des bénévoles.

Une permanence est assurée par des bénévoles jusqu'à 13H, que je relaierai jusqu'à 14h30, en attendant l'arrivée de M. Pancrate.
Ensuite, la petite cane étant hors d'atteinte sur son île, nous décidons de faire une pause pour l'après midi.

QUELLES PERSPECTIVES après cette journée?

- Il nous semble qu'on devrait lever le pied un peu pour que le couple reprenne ses habitudes sur la berge , après quoi on pourra réenvisager ces méthodes.
- Il paraît urgent de réfléchir à la fabrication d'un piège plus efficace: par ex fabriquer un filet de plus grande ampleur attaché à un cadre en bois et placé sous les arbres au dessus d'un de leurs emplacements favoris , avec ficelle coulissante.
On devait discuter le lundi sur place de la faisabilité d'un tel objet.


                                                                18 h:
    PETITE CANE: LE LIEN SE DEPLACE SUR LE BEC.
Je reçois le message suivant de Nicolas Gérard, nouvel adhérent au groupe, qui était au parc ce soir:
"La cane est sortie de l'île vers 16h, nous avons pu la voir mais aucune possibilité de l'attraper (elle est restée sur l'eau). Par contre, les photos prises montrent que le lien s'est déplacé, il ne semble plus bloqué au dessus du bec : il est descendu (des deux côtés : bec et cou). Malheureusement, son bec est trop long pour qu'elle puisse se dégager seule (et pourtant elle essaie). On voit également en zoomant que les picots du lien ont marqué la zone au-dessus du bec. J'y repasse ce soir (Thierry y sera apparemment), j'apporterai un mélange de graines à oiseaux. Cordialement. "
D'un côté, il ne la serre plus au dessus du bec et donc ne la blesse plus. Mais il ne faudrait pas qu'en glissant il empêche davantage l'ouverture du bec!



Le lien a glissé sur le bec.
On voit nettement la blessure causée par le lien.
Photo: JMS.

LUNDI 21 MAI:
5e JOUR:
L'EPILOGUE INATTENDU.


Nous envisageons la FABRICATION D'UN PIEGE (qui ne fonctionnerait qu'en présence d'un intervenant) : il s'agirait de construire un cadre de 3m sur 3 auquel on fixerait un filet ;on le hisserait à une certaine hauteur en le tirant par un fil ou ficelle préalablement passé par dessus un branche d'arbre (dans le petit bois de pins, leur coin familier). Il faudrait ensuite attirer la petite cane avec de la nourriture, puis on lâcherait la ficelle pour faire tomber le cadre d'un coup; la superficie de ce piège permettrait j'espère d'éviter que le cadre tombe SUR l'oiseau.Il faudrait manier l'engin avec délicatesse et précaution.
. Thierry PERROT se charge de l'achat du matériel (et de la confection de l'objet) , je lui ai dit de garder le ticket. Les personnes souhaitant participer sont invitées à se faire connaître et plusieurs personnes répondent présent. Il obtiendra de Castorama une réduction de 20°/° pour la bonne cause et s'arrangera avec deux personnes qui tiendront à quitter les 26 euros de frais.
En attendant on fait une pause dans la tentative de capture, et il faudrait éviter qu'il y ait trop de présence humaine dans leur coin habituel pour que les deux canards réinvestissent l'endroit. Car rien ne peut fonctionner si les canards ne reviennent pas sur la berge!




Dans l'après midi je ne peux être au parc. De retour aux Ulis vers 18h, j'apprends que Thierry Perrot a déjà installé le piège avec le concours de nouveaux bénévoles. Il est sur place avec  Louis Ernest Pancrate, Valérie Rémond et d'autres habitués et bientôt...je reçois de Thierry Perrot des PHOTOS finalement INQUIETANTES:



PHOTO 1, il y a une heure: le COLLIER est descendu sur le COU (situation meilleure).


                                Photo: Thierry Perrot.
 

PHOTO 2: LE COLLIER S'EST PRIS DANS LE BEC car elle a essayé de l'enlever. LA SITUATION DEVIENT CRITIQUE! Car elle risque de ne plus pouvoir manger!



                              Photo: Thierry Perrot.



18h 19 : LIBEREE! OUF!
                          LA PETITE CANE A FINI PAR SE LIBERER TOUTE SEULE CE SOIR!
(Elle est à gauche sur la photo).
Quand nous avons vu la dernière photo envoyée par Thierry ( la cane avec la lanière dans le bec), nous sommes plusieurs à avoir eu la même réaction: attraper tous les filets possibles et venir au parc avec la ferme intention de tenter le tout pour le tout.
J'arrive le premier, je repère vite les deux oiseaux au bord du petit étang, et ö surprise! Ô joie! je constate que la petite cane n'a plus son collier. Bientôt  Véronique Rémond et Thierry n°2 arrivent avec leurs fIlets et je leur annonce la nouvelle. Nous qui avons passé des heures au bord de l'étang à tenter d'attraper la petite cane pour la libérer, nous sommes remplis de joie et de soulagement !

Je publie la nouvelle sur la page Facebook: Thierry Perrot et Louis Ernest Pancrate, qui venaient de quitter le parc un quart d'heure avant, ne me croient pas, et ce dernier commence à rectifier mon message! Et pourtant c'est vrai: à 18h la petite cane avait son lacet, à 18h19 elle ne l'avait plus!




Photo JMS, prise à 18H19.Le moment tant attendu: la petite cane (à gauche) est libérée!



ET LE PIEGE?



Ceci s'est passé au moment même où nous avions élaboré le piège de la dernière chance pour la capturer. Il ne servira pas, du moins cette fois-ci. On décide de le démonter et de le garder quelque part.Thierry Perrot le lendemain le confiera à  Yann Pohu, sculpteur aux Ulis, qui accepte de le garder dans ses locaux.




Le piège de la dernière chance, réalisé par Thierry Perrot.



MARDI 22 MAI:

La petite cane et son frère/compagnon ont repris leur petite vie tranquille dans le parc.




                                                      Photo: JMS

Le plumage de la cane (à gauche) qui était quelque peu fripé, redevient déjà aussi lisse que celui de son compagnon; il y a encore une marque au cou, mais elle s'effacera..



UNE EXPERIENCE INCROYABLE!

La détresse de cette petite cane a suscité une mobilisation spontanée d'habitants des Ulis mais aussi des communes voisines, et aussi une émotion considérable sur les réseaux sociaux de la commune et des communes proches : "Tenez nous au courant" indiquaient des habitants des Ulis, de Gif ou d'Orsay. On s'émerveillait de la ténacité et de l'implication des bénévoles lancés dans cette action, on se désespérait de leurs échecs, on multipliait les suggestions. Je pense aussi à cette vétérinaire de Saint-Rémy les Chevreuse qui a accepté de faire sur photo un diagnostic de l'état du bec de la cane, à ce pompier de Brunoy qui s'est déplacé, à ces bénévoles de l'association Nature Essonne qui en ont fait autant, à tous ces ulissiens adhérents de notre page J'AIME LE PARC NORD DES ULIS ou non venus voir s'ils pouvaient aider.
Un phénomène amplifié par la reprise de notre aventure par la presse, à commencer par LE PARISIEN qui l'a suivie à chaque pas en publiant 4 articles consécutifs. Nous avons vu s'inscrire dans le groupe Facebook des personnes habitant d'autres régions de France et même de l'étranger, et qui avaient appris  la situation de la petite cane par d'autres medias encore, comme le site de BFMTV!! Un remerciement aussi à CASTORAMA qui a consenti une baisse de 30°/° pour l'achat du matériel destiné au piège.

Et surtout, c'était une belle expérience de se retrouver ensemble, entre Ulissiens pour la plupart membres du groupe Facebook J'AIME LE PARC NORD, dans un projet commun. On ne se connaissait parfois que de nom sur la page Facebook, on s'est découvert, on a fait connaissance. C'était sympa. On a déjà la nostalgie de cette aventure, on voudrait la prolonger autrement...

                                     ON A FETE LA LIBERATION DE LA PETITE CANE.

Samedi 26 Mai, vers 10h, à l'initiative de Louis Ernest PANCRATE, photographe et membre du groupe, un certain nombre de participants à la tentative de sauvetage se sont réunis au parc, sur les lieux même de l'action, pour fêter la libération de la petite cane. Certains intervenants majeurs, comme l'ulissien Thierry PERROT et Robert MONESTIER, de Gif, indisponibles, n'avaient pas pu être là. JM SATTONNAY, l' administrateur du groupe Facebook J'AIME LE PARC NORD DES ULIS, prend, lui, la photo.

 De gauche à droite : Veronique Remond, Anita Laurent, son mari Daniel alias Danar des Ulis, Michèle Quentin, Pancrate Louis-Ernest, Nora Houssière Leroy, Thierry Enon Chambiron, Claudine Pauchard, Nicolas Gérard et Yvette Roussel .

                                                 PROLONGEMENTS:

* Une campagne aux Ulis contre les déchets utilisant l'image de la petite cane entravée.

Nous avons suggéré à Madame La Maire des Ulis, adhérente de notre groupe Facebook J'AIME LE PARC NORD, d'utiliser l'image de la petite cane pour lancer une campagne de sensibilisation anti déchets.

J'avais pensé à un article dans le Mag (journal municipal) , illustré de photos éloquentes (photo de la petite cane entravée, photos de déchets abandonnés dans la Nature notamment)  à cet effet.

Le Mag du mois étant pratiquement bouclé, la mairie a décidé dans un premier temps une insertion in extremis dans le Mag sur une double page d'une photo de la petite cane entravée, accompagnée d'une légende. De plus, une campagne d'affichage dans  toute la ville utilisant une autre photo du malheureux volatile nous a été annoncée. "Nous cherchions justement un moyen de sensibiliser le public à ce problème", a déclaré l'édile, qui a su attraper la balle au bond.

                                                        DANS LE MAG DES ULIS:

Photo: Louis-Ernest PANCRATE.

ZOOM SUR LES TEXTES:


Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

CAMPAGNE D'AFFICHAGE DANS TOUTE LA VILLE:

6 JUIN : ON N'A PAS FINI D'ENTENDRE PARLER DE LA PETITE CANE (suite).
Nous avions suggéré à notre maire d'utiliser l'image de la petite cane pour une campagne anti- déchets, elle a su attraper la balle au bond: remplacement de son éditorial du mag par une double page où s'affichait l'image émouvante de la cane encerclée, et maintenant campagne d'affichage anti déchets dans toute la ville (la photo est de Robert Monestier, cette fois, qui s'était investi dans le sauvetage). Si seulement d'un MAL pouvait sortir un BIEN, une prise de conscience...



                                 * EXPOSITION A LA MEDIATHEQUE DES ULIS:
        LES OISEAUX DU PARC NORD (jusqu'au 30 JUIN)
Dans le cadre d'une exposition ouverte aux "talents ulissiens", nous sommes invités par la médiathèque a exposer  nos meilleures photos. Nous choisissons de présenter nos meilleurs clichés d'oiseaux.

L'affaire de la petite cane a contribué à mieux faire connaître le groupe Facebook J'AIME LE PARC NORD et son activité. D'où cette invitation.

5 juin: notre petite exposition est en place à la médiathèque.

C'est l'occasion d'attirer l'attention, concernant le parc Nord, sur la dimension "espace naturel où vivent toutes sortes d'espèces vivantes" , qui mérite le respect.



De g à dr: Louis-Ernest  Pancrate, Thierry Perrot et JM Sattonnay.



* D'autres mesures sont envisagées pour inciter les usagers du parc à mieux respecter cet espace naturel où vivent de nombreuses espèces, notamment d'oiseaux. A SUIVRE.