vendredi 16 juin 2017

OISEAUX DU PARC DES ULIS - 4 : GALLINULES, FOULQUES, GREBES...

          * POULE D'EAU  A TETE ROUGE OU GALLINULE:


Pour les puristes, c'est la poule d'eau proprement dite, plus petite que la foulque et plus vive, tout aussi prompte à s'éclipser sur l'étang dès qu'un humain approche. Son cri est également assez strident malgré sa petite taille. Les gallinules se mêlent aux foulques, mais sont moins nombreuses.

* POULE D'EAU A TETE BLANCHE OU FOULQUE:


Ces poules d'eau forment le gros de la troupe sur l'étang des Ulis. Froussardes, leur oeil rouge ne vous quitte pas, et si vous approchez, elles détalent de leur démarche gauche, embarrassées par leurs grosses pattes. En même temps elles sont volontiers hargneuses entre elles, et poussent des cris assez disgracieux.
Elles ponctuent de points noirs la blancheur de la neige ou le vert des prairies, selon la saison...
La foulque est d'une taille supérieure à celle de la gallinule.

                                              * GREBE CASTAGNEUX:

Je n'ai découvert leur présence au parc que le 15 juin 2017, quand une  petite famille composée de deux adultes et cinq petits est apparue sur l'étang! C'est qu'ils sont prompts à disparaître sous l'eau , où ils peuvent rester assez longtemps, dès qu'ils perçoivent une présence humaine. Ils sont moins fréquents (ou moins faciles à voir) que leurs cousins, les grèbes huppés.

Leur appellation (castagneux) est une référence à la châtaigne, en raison de leur petite taille et de la couleur de certaines parties de leur plumage.






lundi 5 juin 2017

LES DROLES D'OISEAUX DU PARC DES ULIS.

Pour quelqu'un comme moi qui observe la gent ailée du parc des Ulis depuis 2009, les occasions ne manquent pas d'être surpris par certains phénomènes inattendus ou certains comportements d'oiseaux quelque peu incongrus...
J'ai jugé utile de réunir sur cette page les cas les plus pittoresques, révélés précédemment au fil de mes "chroniques du parc des Ulis".

                                    * LA GALLINULE ALPINISTE:

La gallinule, ou poule d'eau, vit le plus souvent au ras du sol, ou de l'eau; elle niche en général dans des endroits discrets situés au bord des berges, dans des arbustes ou des anfractuosités rocheuses,  . Quelle ne fut pas ma surprise, donc d'apercevoir un jour une gallinule sautant avec agilité de branche en branche pour gagner le nid qu'elle avait installé quasiment au sommet d'un arbre surplombant l'étang!
Qu'allait-il se passer quand les petits naîtraient? Ne risquaient-ils pas de se tuer en tombant de cette hauteur? Et après quitté le nid, comment feraient-ils pour s'y réfugier à nouveau, comme font tous les oiseaux aquatiques?.
                                                        LE RECIT EN IMAGES:
                                                             
                                                                    7/5/17:


J'avais déjà aperçu la femelle gallinule en train de s'élever dans l'arbre pour aller construire son nid en hauteur. Aujourd'hui je surprends le mâle  en train de procéder à la même ascension avec une dextérité tout aussi étonnante...Il tient dans son bec sans doute de la nourriture pour sa compagne (ou ses petits?)

                            On aperçoit le nid en haut, et M. Gallinule qui s'en approche.

           On aperçoit ici Mme Gallinule au nid. Monsieur lui est redescendu pour poursuivre sa quête.

                                                                    30/5/17:

Je m'étais donc dit que percher un nid si haut dans un arbre, pour une gallinule, cela poserait problème: eh bien ça n'a pas manqué! J'ai en effet pu le constater aujourd'hui...


Mon attention, à proximité de l'arbre où le nid des gallinules est perché, est attirée par des cris d'angoisse venus du sol; c'est- alors que je découvre une gallinule apeurée qui pourtant ne semble pas vouloir bouger: est-elle blessée?

Lorsque je m'approche, elle s'écarte et je découvre qu'elle protégeait de son corps un petit peut-être prématurément tombé de l'arbre, peut-être blessé aussi, ou meurtri? On aperçoit ci dessus le petit qui cache sa tête sous une feuille...

Ici on distingue sa tête. Je me suis éloigné et , de loin, j'ai vu que le petit rejoignait sa mère dans un endroit plus discret; il pouvait donc quand même se déplacer.

Les jours suivants, je suis repassé près de l'arbre: je n'ai pas revu ces gallinules et il semble qu'il n'y ait plus de signe de vie dans le nid... Mystère!

* LA FOULQUE NEVROSEE?

Première incongruité: une foulque fait son nid, plutôt  maigrichon d'ailleurs, au pied d'un arbre, et qui plus est en public, à un endroit très fréquenté des êtres à deux et quatre pattes! Je la croyais paresseuse, ne se donnant pas la peine de chercher un lieu plus protégé, mais n'est-elle pas finalement névrosée?


 On la voit ici en train de couver au pied d'un arbre, ce qu'elle fait depuis longtemps déjà, et au premier plan le mâle veille, prêt à agresser tout importun qui se présenterait...comme font tous les couples de foulques.



                   Quand je repasse un peu plus tard... LE NID EST VIDE! Pas le moindre œuf !


Plus tard encore, Madame s'est réinstallée sur le nid imperturbablement!
Donc , elle simule!
Quelqu'un m'a dit avoir vu le nid détruit il y a quelques jours. Et donc peut-être les œufs? Et madame Foulque ne se résignant pas à ne pas être mère, continuerait à couver... des BRANCHES!

Plus tard, elle a finalement abandonné cet emplacement, et a transporté son maigre nid un peu plus à l'écart, au pied d'un autre arbre... et re belote ! Elle a recommencé à couver un nid vide !
Plus tard, je l'ai un peu perdue de vue. Puis je n'ai plus trouvé aucune trace de nid.

IMAGES: 30/5/17.

   * LE HERON PERVERS...
19/4/17:

Premières naissances au parc des Ulis: je découvre une merveilleuse famille toute nouvelle :


Une mère cane est entourée de 9 canetons nouveaux- nés, pas moins!

Le spectacle est adorable!

Trognon celui-ci, non?

26/4/17:
Une semaine plus tard, au même endroit, j'assiste à un drame:

Un héron s'est trop approché de ses petits, et la cane lui "vole dans les plumes", au sens propre. Le héron s'enfuit mais visiblement il a une proie dans le bec !





On voit ici la cane charger le héron, mais dans le bec de celui-ci, c'est bien la silhouette d' un malheureux caneton  que l'on distingue!



Une fois sa proie ingurgitée, le héron reste posté sur la rive d'en face, attendant sûrement une autre occasion...
Un héron mange des poissons, ou des grenouilles. Je découvre que cet échassier peut s'en prendre aussi aux canetons nouveaux-nés, qui, il est vrai, ne sont pas plus gros que des grenouilles!
Un héron paresseux, qui s'évite la peine de pécher? Ou un héron pervers?





C'est alors que je m'aperçois que la pauvre mère cane n'a plus que 4 canetons, sur les 9 du début. Tous les nouveaux- nés ne restent pas en vie, c'est certain. Et toutes les disparitions ne sont sans doute pas dues à un carnage perpétré par le héron. Mais il  a à coup sûr pris sa part!



Ces quatre là elle va les garder; à coup sûr, ils vont grandir!

*DES COLVERTS .... BLANCS!

*JUILLET 2016 : LA COUVEE INATTENDUE!

Je découvre  à cette époque une couvée de 5 canetons colvert dont 2 sont jaunes! Inédit au parc!






Entre frères...

Est-ce le fruit d'un croisement? Mais avec quelle race?

Ou alors de quelle aberration génétique est-ce le fruit?


* Début AOUT....

Je retrouve la curieuse couvée...



Les minuscules canetons jaunes sont devenus des canards blancs! Des colverts blancs, donc! Leurs frères classiques prennent peu à peu leur aspect de jeunes colverts. Ils ne se quittent pas. La mère (à droite) veille toujours sur eux.

Renseignements pris , ces canards blancs pourraient l'être en raison d'une anomalie génétique, le leucisme, qui empêche la pigmentation du plumage. En revanche ils ne sont pas albinos, car ils auraient les yeux rouges. Leur anomalie (si elle est véritable) ne les empêche pas d'être étonnamment gracieux,

Février 2017: je constate que les deux colverts blancs, toujours là, restent maintenant constamment ensemble, inséparables (c'est le surnom qu'on leur donne, avec certains amis de  Facebook), et leurs frères "classiques" ne les accompagnent plus. Ostracisme dû à la différence? Le racisme existerait-il chez les canards?

* AVRIL 2017:

  Prise de conscience!

A la suite d'un commentaire d'une internaute à propos de photos de mes "inséparables", je prends conscience qu'ils sont frère et sœur!  En effet ma correspondante m'apprend que le mâle se distingue par une sorte de double virgule au niveau de la queue, alors que la femelle n'a pas ce signe distinctif!
Mais du coup je comprends aussi qu'ils forment un petit couple, comme on en voit beaucoup dans les parcs chez les colverts! Un couple incestueux, alors! La Nature ne s'embarrasse pas de ce tabou apparemment!
Pour l'instant ils n'ont pas de petit, en tous cas. Peut-être sont-ils trop jeunes? A moins que le couple soit stérile...

                              Voici le mâle, et en effet il a une (double) virgule au bout de la queue.
Et voici la femelle, qui, elle, n'a pas cette " double virgule".


* MADAME CANE ET SES DEUX MARIS.

Il semble que dans la Nature, en tous cas chez les canards, il existe des types de familles aussi variés que chez les humains. A côté du modèle classique: Monsieur, Madame, et les enfants, la famille monoparentale est également repérable: Monsieur, après avoir procréé, a pris le large, laissant Madame se débrouiller toute seule avec sa progéniture. Le cas de figure le plus original que j'aie pu repérer au parc des Ulis est le suivant: Madame, ses enfants, et ses deux maris!

Nous retrouvons ici la cane aux neuf canetons dont nous avons parlé ci-dessus. Observons la scène: sans doute échaudée par certaines agressions, la cane ici est en train de charger un colvert mâle (à droite) indésirable, car il s'approche de ses petits. On remarque sur la gauche deux beaux colverts mâles, qui ici assistent à la scène en spectateurs tout en faisant tout de même du bruit! J'ai un bon moment observé cette petite troupe. D'une part, les deux beaux garçons ne quittent pas d'une semelle la mère cane, mais ils font eux aussi à l'occasion le coup de bec contre les intrus. Je les ai vus par exemple, chasser  d'autres mâles de passage; à un moment, tous les deux se sont envolés à la suite de la cane en direction de l'autre rive pour essayer d'impressionner le héron qui s'y était posté. Ne voulant pas  laisser trop longtemps ses petits seuls, la cane s'est ravisée et les deux chevaliers servants ont suivi.

                                                         A SUIVRE, PEUT-ETRE ?









samedi 3 juin 2017

CHRONIQUE DU PRINTEMPS 2017 au parc des Ulis:3- JUIN.

                                            * 3 JUIN:
                                              CIEL DU SOIR AUX ULIS.
                                          Evolution d'un ciel du soir très changeant...










* 5 JUIN:
Une belle fin de week-end de Pentecôte:

Soleil et jolis nuages.

Les Ulissiens en profitent...

Les bernachous auront 1 mois demain! Quelle transformation!

Deux autres couples de bernaches à nouveau au parc! Le 3e couple, après une escapade , est visiblement revenu...

* 8 JUIN:

                           DEUX HERONS SINON RIEN!

Aujourd'hui je distingue au loin, sur la rive de l'île, deux hérons postés tout près l'un de l'autre, ce qui est extrêmement rare. J'ai pensé à deux individus de sexe opposé, mais ils restent en même temps à distance!

* DES NOUVEAUX-NES RETARDATAIRES!




Les premiers bébés foulques sont nés en avril: surprise, encore des naissances en ce 6 juin!

* DES ADOS FOULQUES ATTARDES!

Un mois plus tard, voilà ce que devient un bébé foulque: un ado toujours accroché aux basques de sa môman!



Il compte toujours sur elle pour la becquée!

* LES INSEPARABLES:

Les inséparables... sont toujours inséparables! J'ai toujours plaisir à les apercevoir au loin.

*LES PETITS OISEAUX JOUENT DANS LES BRANCHES:


Les nichoirs sont vraisemblablement vides aujourd'hui, les petits qui y sont nés se sont envolés. De temps à autre, on les voit s'abattre dans les branchages, comme ici. Quelle espèce? Je ne suis pas  arrivé à le déterminer cette fois.

* IMAGES DU PARC EN JUIN:








Reflet...



*9 JUIN:
LEQUEL EST LA MERE?

Je retrouve la mère courage et ses quatre petits: cela fait un moment que je ne les avais pas vus!
Je reste perplexe: lequel  de ces volatiles est la mère?
On a bien du mal à le discerner tellement ils ont grandi!


Petit retour en arrière, un mois auparavant, le 9 mai:


A cette époque, on avait moins de mal à identifier la maman!


* 13 JUIN:

REAPPARITION DE LA TORTUE DE FLORIDE !

Je m'attardais sur un banc dans l'attente du coucher de soleil, près de la "plage" du parc, quand tout à coup j'aperçus LA tortue de Floride du parc... Sans doute abandonnée à l'origine par son propriétaire, car ces tortues sont des "animaux d'agrément" dont on se lasse parfois... Elles sont réputées nuisibles dans un environnement qui n'est pas le leur. Je ne l'avais pas vue depuis longtemps, comme l'an dernier, après avoir hiberné , elle "sort" quand les chaleurs arrivent...

MENACEE PAR LES PIES!

Très vite une pie s'est approchée de l'insolite animal, en qui elle voyait sans doute un repas possible, mais qui l'inquiétait assez pour qu'elle hésite à donner le coup de bec!

La pie ne quitte pas la tortue d'une semelle, sans oser pour autant "frapper"; elle la suit, guettant l'occasion sans risque!

Eh oui, je t'attendais à la sortie!

Je becque ou je becque pas?

La malheureuse tortue fuit devant elle péniblement.

Et en voilà une 2e!!!
Mais ça ne dure pas longtemps: la première défend sa proie et chasse l'intruse.

J'y vais ou j'y vais pas?

Cette fois j'y vais!
En me levant de mon banc, je fais fuir les pies. La tortue se précipite lentement vers l'étang où elle s'immerge: ouf! On ne voit bientôt plus que la silhouette du bout de son nez qui sort de l'eau...

ATMOSPHERE DU SOIR au bord de l'étang:

J'ai longuement regardé les teintes du soir évoluer peu à peu:












* 14 JUIN:

IMMENSE SURPRISE:

DECOUVERTE D'UNE NICHEE DE GREBES CASTAGNEUX !

J'avais vaguement entendu parler de la présence de grèbes au parc, mais depuis que je le fréquente  (2009), je n'avais pas conscience d'en avoir vu, donc je pensais que la période d'une telle présence était révolue. Simplement, il m'est arrivé d'apercevoir subrepticement un oiseau plutôt petit , qui disparaissait sous l'eau à peine l'avais-je vu. Maintenant, je fais le rapprochement: ça devait être un grèbe castagneux!

J'ai aperçu de loin de minuscules nouveaux nés qui avaient une allure un peu insolite par rapport aux jeunes gallinules ou foulques. Quand les deux parents ont paru, j'ai compris qu'il devait s'agir de grèbes, d'une espèce que je n'avais jamais vue.


Le fait qu'une couvée soit née au parc laisse augurer une implantation future plus décisive de cet oiseau, plutôt rare (les grèbes huppés par exemple sont plus fréquents sur nos étangs).

Zoom sur une mère et son petit.
La tache blanche sous le bec et les rousseurs (adulte) ne laissent pas de doute. Cependant l'éloignement et le contrejour donnent une mauvaise qualité d'image. C'est pourquoi j'en ai recherché une meilleure sur internet pour voir un peu mieux de quoi a l'air cet oiseau: voir ci dessous:

C'est le plus petit des grèbes. D'où  son nom, référence à la châtaigne  (taille et couleur).

BAGARRE SUR L'ETANG:

Deux gallinules s'avancent d'un air menaçant vers une foulque. Elles ont certainement un nid ou des petits à défendre à proximité.


Mais la foulque,  hargneuse, et sûre de sa force (elle est bien plus grosse que ses adversaires) ne se laisse pas impressionner et charge à son tour. On voit l'une des gallinules rebrousser chemin;

La foulque charge les deux gallinules...

L'une des gallinules passe ici quelques secondes difficiles!

On se jauge à nouveau...

Confusion générale à nouveau!
La foulque finira par s'écarter des lieux.

                                           * 15 JUIN:


                                  La famille de GREBES CASTAGNEUX: nouvelles images.

Je suis retourné au parc aujourd'hui avec l'espoir de réussir de meilleures images de la petite famille que j'avais repérée hier. Je les ai retrouvés à peu près au même endroit, mais j'ai essayé d'être plus discret pour ne pas les effrayer cette fois. Surtout, j'ai gagné l'autre rive de l'étang pour ne pas les photographier à contrejour, et cette fois les couleurs de leur plumage sont visibles sur les images...

  Ici l'on aperçoit les deux parents, et quatre des cinq petits. Comme les foulques, les parents plongent sans cesse à la recherche de nourriture, les petits attendent à la surface, et les parents reparaissent et les petits se précipitent alors vers les parents pour attraper le produit de leur pêche.. Ce scénario se reproduit indéfiniment. C'est donc  à une scène très animée qu'assiste qui les observe...

                     On voit ici les 5 petits qui attendent à la surface le retour des parents.


   On voit bien cette fois la coloration caractéristique du grèbe adulte, la bande blanche sous le bec , et l'allure des petits.

                  Le mâle ne se distingue pas de la femelle, sauf peut-être par sa taille supérieure.


On voit bien ici, par rapport à la foulque, que ces grèbes sont de petite taille.

A UN MOIS ET 9 JOURS, les BERNACHOUS SONT EN TRAIN DE MUER...
et commencent à se transformer en bernaches...

On remarque qu'un des deux bernachous est nettement moins grand que l'autre.

AUTRES RENCONTRES DU JOUR:

Le héron était présent aujourd'hui.



Une famille de canards classique: Madame, Monsieur, et leurs deux enfants ( le plus souvent cependant les familles sont plus nombreuses).

Gallinule nageant.

UN COUP D'OEIL SUR LES NENUPHARS:




COULEURS DU SOIR:








A SUIVRE!