mardi 3 décembre 2019

DEUX SUGGESTIONS POUR EMBELLIR LE PARC NORD ET Y FAVORISER LA BIODIVERSITE.

Si on aime le parc Nord, il est permis sans doute de faire des suggestions pour l'améliorer. Nous y avons d'ailleurs été encouragés , aux Ulis, par la mairie et les responsables des services techniques.
Alors quoi?

*1e suggestion: RECREER LES PRAIRIES FLEURIES au parc Nord:
" Votre parc manque de fleurs, il est ennuyeux". Ce type de réflexion entendue nous avait aiguillonnés, nous membres du groupe J'AIME LE PARC NORD" , quand nous avons proposé d'ensemencer nous mêmes une parcelle du parc, proche des ruches. Hélas , il s'est avéré que nous n'avions pas assez de moyens humains et techniques pour réussir cette opération, qui aurait nécessité de retourner plus profondément la terre.
Mais nous continuons à penser que recréer des prairies fleuries, comme cela se faisait il y a quelques années, serait très appréciable au parc Nord, à la fois pour sa beauté et pour y favoriser la biodiversité.
L'espace naturel qu'est le parc Nord pourrait en effet davantage être  utilisé pour favoriser la biodiversité, à l'heure où les injonctions dans ce sens se multiplient.
Nous n'ignorons pas que des efforts ont été faits dans ce  but. Cet été, plusieurs zones du parc n'ont longtemps pas été fauchées, une zone spécifique est placée sous barrière, ce qui peut favoriser la micro vie animale.
Mais toutes ces zones étaient extrêmement peu fleuries. Et donc abeilles, papillons, et autres insectes volants n'y ont pas trouvé leur compte.
En revanche, la zone proche de la ruche qui avait été attribuée à notre groupe pour une tentative d'ensemencement, n'ayant pas été fauchée, s'est avérée riche en potentiel de fleurissement, papillons et insectes volants y étaient en nombre au rendez-vous!
Les fleurs y étaient présentes, mais trop éparses pour d'un autre côté vraiment embellir la zone.
C'est pourquoi il vaudrait mieux tenter d'y recréer une prairie fleurie.
Cela pourrait concerner toute la zone proche des ruches, et pourquoi pas, la zone qui entoure les tennis, occupée autrefois par de superbes ensembles de fleurs sauvages...

Mais pourquoi a-t-on abandonné les prairies fleuries au parc? La raison qui nous en a été donnée est budgétaire. "Cela coûte cher, d'autant qu'il faut recommencer chaque année" nous a-t-il été dit. Mais pourquoi par exemple ne pas , la première année, semer un mélange d'annuelles et de vivaces, pour que dès l'été qui vient les zones soient fleuries, les vivaces ne sortant que l'année suivante. Et ensuite, les vivaces ayant été semées, il n'y aura plus besoin de renouveler l'ensemencement. Peut-être juste le renforcer la 2e année?
Il y aurait donc un coût au début, limité ensuite.
Ce qu'on nous avait conseillé à nous "Semez des vivaces" devrait pouvoir être appliqué par la société chargée de l'entretien du parc.
Et le parc Nord en été ne serait plus un austère désert sans fleurs, comme l'an dernier, d'autant que la tonte de juillet , préalable au feu d'artifice, anéantit tout le potentiel de fleurissement du parc.

La grande prairie juste avant la tonte de printemps...

2e suggestion: RETARDER, VOIRE SUPPRIMER, LA TONTE DE PRINTEMPS:
Il est une saison où le parc est merveilleusement fleuri, c'est au printemps. La grande prairie sud et tout le pourtour de l'étang  sont alors un enchantement. Pâquerettes, boutons d'or etc y abondent.
Hélas, on a à peine le temps de se réjouir de cet enchantement que les tondeuses entrent en action, anéantissant toute cette beauté!
Nous avions demandé déjà que les tontes de printemps soient retardées. Cela n'a été fait que marginalement.
Pourquoi finalement ne pas supprimer tout simplement la tonte de printemps, et la reporter début juillet, où les tondeuses interviennent de toutes façons à la veille du feu d'artifice?

Quelles zones seraient concernées?
- la plus grande partie de la grande prairie, et tout le pourtour du grand étang.
- une zone pourrait cependant être tondue autour du barbecue et des tables de pique nique pour permettre ces activités. En gros, entre la "plage" et le terrain de sport. 

Autres avantages:
- cela ferait économiser une grande partie de la tonte, et compenserait peut-être partiellement les dépenses pour la prairie fleurie.
- au moins jusqu'au mois de juillet, l'herbe devenant peu à peu plus haute, cette herbe plus haute aurait pe un effet dissuasif sur les amateurs de barbecues sauvages, qui enfreignent régulièrement l'interdiction.
- une zone de pique nique (on pourrait même la signaler par un panneau) serait ainsi bien délimitée.

Ayant renoncé à intervenir nous mêmes sur le terrain, nous ne pouvons que nous en remettre aux décideurs, d'où ces suggestions, que nous soumettons à leur jugement.

Dans l'enchantement du printemps...

JMS du groupe J'aime le parc Nord;

dimanche 27 octobre 2019

26/10/19: BALADE D'AUTOMNE AU DOMAINE DE MONTAUGER - Vallée de l'Essonne.

Le domaine en automne. (Photo: LE Pancrate).

Avec quelques amis ulissiens du groupe J'aime le parc Nord (qui œuvre pour la valorisation du parc Nord des Ulis et de sa faune notamment aviaire), j'ai redécouvert Montauger en automne.

                                               Avec LE Pancrate (à droite). Photo: JMS.



          De g à dr : Nicolas, Michele L, Yvette, JM, Francine, Valérie, Odile. Photo LE Pancrate.

                                                  ET D'ABORD, LE PIQUE NIQUE !


A Montauger le pique nique est autorisé dans une aire dédiée, une sorte de halle mansardée.


Un moment bien agréable, par cette rare journée ensoleillée d'automne.

A la clé, un concours de fars bretons...délicieux.

Un petit rouge gorge assurait l'accompagnement sonore du pique nique...

LA VISITE COMMENCE:

La visite commence: connaissant le site, je fournis quelques explications à mes amis ulissiens.
(Photo: L E Pancrate).

Le domaine du château de Montauger, qui compte 20 hectares, se déploie sur un coteau qui domine la vallée de l'Essonne. Il se situe sur la commune de Lisses.
Il a connu de nombreux propriétaires et a  été acquis en 2002 par le département, qui l'a ouvert au public en 2017 à l'issue de nombreux travaux de restauration et d'aménagements.
La partie basse du parc  a été classée "Espace naturel sensible" (faune et flore y sont protégés) et son château du 18e siècle est devenu la Maison de l'Environnement de l'Essonne.
Expositions, animations, et visites guidées consacrées à la Nature y sont organisées.

LE CHATEAU:

                                                     
Le château de Montauger (XVIIIe s). Façade vers le parc.

Il a été construit de 1759 à 1762  par Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne (petit-fils du célèbre Jules Hardouin-Mansart, architecte de Louis XIV) pour Gilbert Jérôme CLAUTRIER 1er commis du contrôle général des finances. Il succédait sur le site à plusieurs autres châteaux  (d 'époque médiévale et du XVIIe s notamment). Ce qu'on voit aujourd'hui n'est que l'aile gauche du château d'origine, car  abîmé à la Révolution, il a été en partie détruit en 1818-1819: le logis principal, qui faisait face à la grille d'honneur, disparut. En 1840, l'architecte Lemonnier remodèle l'aile gauche restante et en fait ce que nous voyons aujourd'hui.

Le château vu de la cour haute frappe par sa forme en équerre.

On pénètre dans le domaine par la cour haute du château qui est entourée par les bâtiments des communs. Ici c'est la basse cour , contrairement à l'habitude, qui est la partie noble. On est tout d suite frappé par la forme en équerre du château, due au fait qu'il a perdu le logis principal.

On voit ici à gauche l'escalier qui permet de passer de la cour haute à la cour basse.

Le grand fronton triangulaire percé d'un oculus de la façade donnant sur le parc est d'origine et caractéristique du XVIII e siècle. Les frontons latéraux (cf ci dessus) ont été ajoutés au XIXe par Lemonnier. Le lanternon qui surplombe l'édifice (cf photos 1 et 2) est le vestige d'une ancienne chapelle intérieure. La façade principale a été restaurée dans l'esprit du XVIIIe s (restitution d'une corniche, fenêtres à croisillons… ).

Vue générale de la cour haute, entourée des communs, depuis le château.

Maison de l'environnement, le château lui-même abrite aujourd'hui plusieurs expositions d'artistes divers en rapport avec la Nature qu'il est agréable de visiter.

                                                           LE DOMAINE:


Plan du domaine figurant dans le parc.

Le domaine s'étage sur plusieurs niveaux: globalement la partie haute (en vert sur le plan) comprend d'ouest en est le petit parc du château, puis le grand parc, zone occupée successivement par un verger et une grande prairie. La partie basse (en bleu) est occupée principalement par une zone humide correspondant à un marais, traversé  par  un bras annexe de l'Essonne, des canaux , et comportant divers étangs qui se sont formés dans les anciens fossés d'exploitation de la tourbe (on en faisait dès le XVIIe siècle un combustible peu coûteux). L'Essonne elle-même coule sur la bordure sud du site.

                                A LA DECOUVERTE  DU DOMAINE:

La zone humide vue du "petit parc" au pied du château.

Depuis le petit parc situé au pied du château et agrémenté d'un parterre à la française reconstitué en 2017, on accède par un escalier à la zone humide par un chemin qui va nous mener à un premier observatoire des oiseaux du marais. On aperçoit ici le petit pont qui franchit permet d'accéder à la zone humide où se trouve le premier observatoire.

A la limite du petit parc, des fourmis géantes grimpent à l'arbre avec leur charge dans une sorte de sauve-qui-peut créé  peut-être par les menaces qui pèsent sur notre planète. 

Magnifique atmosphère automnale dans la partie basse du parc.(Photo: LE Pancrate)

Autre vue. (Photo: LE Pancrate)

Vue du château depuis l'allée du bas, dans les couleurs automnales.

En bas, pour gagner la zone humide, on passe un bras mort de l'Essonne agrémenté de nombreuses plantes d'eau et de nénuphars.

Ce bras mort s'est introduit dans le domaine en passant sous la route qui passe devant le domaine de Montauger. (Photo: LE Pancrate)

Belle vue automnale du bras mort un peu plus loin, depuis le pont qui permet d'accéder à la zone humide.(Photo: LE Pancrate)

On voit à droite le pont qui passe au dessus du chenal reliant un étang (à gauche) au bras de l'Essonne.(Photo: LE Pancrate)

Les amis ont l'air très intéressés par ce qu'ils voient dans l'eau.

Beaucoup de plantes d'eau, propices à la biodiversité.

Depuis le pont, on aperçoit une naïade en bronze du XIXe siècle érigée sur un îlot, et qui se mire dans l'étang. L'environnement est moins joli qu'en été.

Plus près… (Photo: Nicolas. Jolie prise.)

En route pour le premier observatoire.(Photo: LE Pancrate)

On passe pour y accéder sous de jolis arceaux de feuillage...

On y est !

Tu vois quelque chose? Là une foulque macroule!

Aperçu du marais vu de l'observatoire. Pas grand monde sur l'étang aujourd'hui… Un martin pêcheur a fait une courte apparition.

Il faut à présent rebrousser chemin...

… pour regagner le chemin qui longe le marais dans la partie basse du domaine.


Au passage, une curiosité: sous  ce clocheton est exposé un cyprès pétrifié au fil du temps par la silice contenue dans le sable. Il fait partie d'un ensemble trouvé dans la région à Saulx les Chartreux.

Des visiteurs soucieux de s'informer sur le phénomène…

… un processus qui a pris environ 30 millions d'années à en croire ce panneau informatif.
(Photo: LE Pancrate)

La flore aussi fournit de jolies surprises, comme les fleurs de  cette plante qui "ressemblent à un bijou" selon une de nos amies.

 Nous découvrons à présent le potager pédagogique. Dès le XVIIe siècle existait un potager à Montauger, qui fut restructuré aux XVIIIe. Vers 1950, il s'étendait sur toute la prairie, au nord ouest; La famille Ruffier d'Epernoux s'adonnait aux productions maraîchères. Le petit potager actuel a été recréé en 2017. Il joue un rôle de conservatoire des productions typiques de la région.





 On y cultive des légumes anciens typiques de l'Essonne.  (Photo: LE Pancrate)




Voici par exemple un potiron d'Etampes.(Photo: LE Pancrate)



On y cultive aussi des fleurs, qui créent un joli décor pour la promenade;(Photo: LE Pancrate)

Ces bancs de pierre sont propices à une petite halte...


Nous poursuivons sur le chemin qui longe la lisière nord du marais...

Sur le mur que nous longeons, des arbres fruitiers en espalier… et aussi de la vigne.

Mais aussi de charmants lézards, qui se trouvent bien sur cette paroi bien exposée au soleil.(Photo: Nicolas).

On prend alors à droite un chemin qui s'avance de nouveau vers le marais jusqu'à un 2e observatoire…

Nouvelle perspective automnale sur le bras de l'Essonne que nous retraversons.

Depuis le 2e observatoire, nous nous contentons de cette vue automnale. Le héron qui fréquente cet étang est absent!

Retour au chemin qui longe le marais et au passage quelques petites surprises…

Ici pas d'hotel à insectes, mais un château ! (Photo:Yvette)

Un vestige de l'ancien domaine, sûrement une figure mythologique de faune.

Un figuier en Essonne! L'exposition au sud y est sûrement pour quelque chose…(Photo:LE Pancrate)

Tiens, un vanesse vulcain! (Photo: LE Pancrate)

On se trouve ici devant un ancien hangar agricole des années 50: il servait de scierie en bas, et on y stockait le bois; la partie supérieure  était destinée au séchage des haricots et des bulbes. Très abîmé, il a été reconstruit à l'identique en 2016/17. Une collection de machines et instruments agricoles anciens y est exposée. 
A l'arrière, un embarcadère a été créé; il est possible de visiter en bateau le site.

Derrière le hangar passe en effet un canal sur lequel donne l'embarcadère.


Encore de belles couleurs automnales ici...

Nous rejoignons à présent la partie haute du domaine , occupée par des vergers , et, plus à l'est par la grande prairie.

Au passage ,cette belle allée qui donne envie de gagner la petite tonnelle que l'on aperçoit ai fond.

Un endroit propice à la méditation…

Nous remontons par un chemin qui traverse le verger jusqu'au mur d'enceinte nord du domaine.
site.

Au premier plan s'étend la prairie de la Biscope, et en arrière plan se trouvent les vergers. La prairie bénéficie d'un fauchage tardif au profit des papillons, sauterelles, lièvres, faisans...On respecte ici le cycle des espèces.
Il y a eu un verger ici dés le XVIIe siècle. Vers 1950, 300 pommiers donnaient 300 litres de cidre par an. Le verger aujourd'hui joue le rôle de conservatoire d'espèces. Une parcelle est réservée aussi aux framboisiers, groseillers, cassis.

Nous voici arrivés au mur d'enceinte. La fatigue commence à se faire sentir et il se fait tard. Nous décidons d'aller voir vers la droite l'aqueduc de la Vanne, avant de rebrousser chemin.
(Photo:Nicolas)

L'aqueduc de la Vanne et du Loing coupe en deux la propriété: il est en partie souterrain, mais  on aperçoit au fond les gros tuyaux qui ressortent à l'air libre. Cette enclave dans la propriété appartient à la ville de Paris. L'aqueduc fournit l'eau à la capitale.

Vue rapprochée des tuyaux de l'aqueduc.

Ce chemin rectiligne bordé de jeunes arbres ramène le visiteur vers la zone humide. Tout le long des canaux de cette zone que nous décidons de ne pas visiter, des emplacements pour la pêche ont été installés. Nous ne verrons pas non plus le petit bois où se trouvent plusieurs curiosités (grotte, four à chaux et à briques).

Nous revenons vers le château en longeant le mur d'enceinte.

Sur le mur d'enceinte prospèrent de beaux rosiers en espaliers…

… mais aussi des vignes. Voilà qui nous rappelle l'existence de vastes vignobles en Essonne depuis le XIIe siècle. On plantait des rosiers entre les rangs de vignes pour repérer plus vite l'apparition de maladies pouvant menacer les vignes (les rosiers étaient les premiers atteints)


Retour tranquille vers le château sous le soleil de fin d'après midi...
Sur la gauche, au bout d'un parterre, encore quelques couleurs automnales.

Plus loin, un autre vestige décoratif du domaine ancien.(Photo:LE Pancrate)

Nous voici de retour aux abords du château.

Sur un de ses murs, la liste des nombreux propriétaires du domaine : au Moyen-Age, des moines occupaient le site.
(Cliquer sur la photo pour l'agrandir)

Eh bien, tout le monde a l'air ravi de la visite… 
(Photo:LE Pancrate)

Post scriptum:

A la sortie du domaine, on peut remarquer un ancien lavoir restauré au bord du bras de l'Essonne. Au delà, commence le grand Montauger , autre zone humide: une balade possible pour une autre fois...

AUX ABORDS DU DOMAINE:

Le lavoir de Montauger.

Perspective vers le grand Montauger.(Photo:LE Pancrate)



PHOTOGRAPHIES: JMS, Louis Ernest Pancrate, Nicolas Gérard , Yvette Roussel...
MONTAGE: JMS.

A VOIR AUSSI:
LA VISITE COMPLETE  DU DOMAINE EN ETE
Cliquer sur:

Tous renseignements sur le domaine et les activités qu'il propose sur son site: